La bataille de Stalingrad est sans doute une de celles qui ont changé quelque chose de radical du cours de la seconde guerre mondiale. Quand on veut généralement en savoir plus sur un fait historique précis, il faut parfois se « taper » des bouquins extrêmement bien documentés, mais avouons-le, souvent trop techniques ou trop didactiques.
Antony Beevor possède cette capacité à nous faire comprendre ce combat abominable qu’à été la bataille de Stalingrad ainsi que ses causes et ses conséquences, de manière très accessible.
Ces derniers temps sont apparus beaucoup de livres à trame historique réelle et documentée, mais où l’auteur s’autorise à imaginer les conversations ou les blancs historiques tels qu’ils auraient pu être. J’aime beaucoup ce style qui donne une approche romanesque de l’Histoire.
Ici ce n’est pas le cas, tout ce qui est écrit a été lu dans les archives russes et confronté aux archives allemandes. Mais de nombreuses anecdotes et de nombreux témoignages viennent appuyer les faits avérés. Car dans la « grande Histoire » de la guerre, il y a toujours celle plus petite des hommes. Et là, qu’on soit du coté Allemand ou du coté Russe ont n’avait pas le choix, impossible et interdit de reculer.
Ce que les Allemands avaient infligé aux Russes pendant les premiers mois de guerre allait leur revenir en pleine face au moment où ces derniers ont commencé à inverser la tendance.
Sur le fond on meurt par centaines de milliers par le feu, mais aussi par le froid et on ne le sait peut-être pas, des soldats sont morts de faim ! Ou d’autres en buvant des substituts toxiques car leurs doses de vodka n’avaient pas été livrées.
Sans compter les victimes civiles qui essayaient de survivre au milieu des décombres.

On a une vue d’ensemble de la situation des deux camps, tactique et stratégique, des décisions des états-majors à la vie quotidienne du soldat. C’est facile d’accès, même si parfois on se perd un peu avec le nombre incroyable de généraux qui ont pris par à la bataille et dont les noms finissent par se mélanger.
Il y a au milieu du livre une trentaine de photos illustrant le quotidien des soldats.
On reste vraiment sidéré par l’immensité du carnage.

Stalingrad, Antony Beevor
Le Livre de Poche

L’auteur :
Antony Beevor est un historien anglais né en 1946

Categories: Historique

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