Dennis Keith vit avec sa mère dans une résidence pour personnes âgées. Il a 58 ans, pèse plus de 100 kg mais aux yeux de tous il reste DK, la légende du surf de Coolangatta dans le Queensland Australie. Il n’a plus surfé depuis des années mais quand il sort de chez lui les fans lui demandent encore des autographes. Caché derrière ses lunettes de soleil, il a toujours peu parlé et on ne sait pas grand chose de lui. Il y a plus de trente ans de cela, il est devenu une légende en ouvrant de nouvelles voies dans la pratique du surf, écrasant tout sur son passage.
Un pur génie naturel.

Une jeune femme journaliste pour un magasine spécialisé dans le surf, va tenter de découvrir qui est vraiment DK, ce type bizarre qui a désormais une vie banale rythmée par ses TOC et gérée par sa maman. Que sont devenus son frère Rod et Lisa, la musicienne qu’il aimait ? DK est un type singulier qu’il est difficile de cerner. Il ne vit que pour le surf, que pour gagner, que pour « casser les vagues » et ses adversaires qui eux d’après lui les gâchent. « C’est ça le surf. Libre comme l’air, libre comme l’eau, tu peux pas le ramener chez toi et tu crées rien avec ». Mais il est solitaire et asocial. Il fabrique son propre matériel sous sa maison, Shangrila, avec son frère, qui est à la fois son seul ami et son mauvais génie. La légende va se mettre en marche, mais toute légende a sa part d’ombre et de vérité qu’il vaut parfois mieux ignorer.

Ce roman qui se déroule en Australie nous fait découvrir le monde du surf des années 60 aux années 80. DK apprend cette discipline en observant les autres, qui sont les gens du coin qui viennent se détendre après une journée de travail ou quand les vagues sont irrésistibles. Par exemple ce curé qui rallonge ses offices quand la mer est d’huile (the Big Flat) ou qui les écourtent quand les conditions sont idéales. Le surf va passer du simple passe-temps au professionnalisme avec l’organisation de championnats par les marques de planches ou de maillots de bains.

Pour DK, c’est ce qu’il y a de pire. Il rêve encore de « l’âge d’or du surf » qui ne reviendra plus. Mais pour lui « l’âge d’or du surf, c’est quand t’as douze ans et que les journées durent cinquante heures d’affilée et que tous les jours tu surfes des vagues énormes sur une mer de rêve, et qu’y’a personne à l’eau et que tu prends cent vagues parfaites par session ».

L’enfance, c’est toute l’histoire de DK.

Shangrila, Malcolm Knox
Asphalte

L’auteur :
Malcolm Knox est né en 1966 à Sydney

Categories: Passion

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