La quatrième de couverture nous apprend que ce roman est d’inspiré d’une histoire vraie, celle d’un pédophile tueur d’enfants qui a sévit dans les années 80 en Angleterre. Pour ce qui est de l’ambiance vous l’aurez compris, nous sommes dans une atmosphère macabre et particulièrement éprouvante.
Un cadavre d’enfant est retrouvé dans un canal, attaché sur son vélo. Trois des ongles d’une main sont peints en jaune. L’enquête va être confiée à un vieux de la vieille, près de quarante années de bons et loyaux services à qui on ne la fait pas. Car pour rassurer la population après une série d’enlèvement et de meurtres, la police cherche un coupable à tout prix.
Un journaliste va lui aussi rechercher le coupable, à l’aide d’un petit prodige de l’informatique et une femme avec qui il est lié qui n’est autre que…la mère de la première victime !
Alors je dois dire que ce fait m’est apparu totalement incongru et a fortement gâché la lecture du roman. Je n’ai pas réussi à croire qu’une mère lambda puisse mener une enquête dans ce milieu de pédophiles après la mort de sa fille. Si encore elle se contentait de demander des renseignements aux flics, mais non ! Elle va à la rencontre de pédophiles en prison qui lui expliquent à quel point ils aiment les enfants (par amour) et ils arrivent à l’émouvoir. Admettons.
Sinon le tout est pas mal mené et assez facile et aisé à lire, nonobstant les explications des comportements des pédophiles qui sont parfois redondantes.

J’ai bien aimé les portraits mis au point par les profileurs, c’est toujours amusant ce petit jeu de la devinette par rapport à tel ou tel comportement.
Par contre il y a deux éléments qui sont rédhibitoires à une bonne note pour ce bouquin.
D’abord une bonne partie de la chasse au serial-killer se joue dans la capacité à découvrir son modus operandi et notamment son rayonnement géographique. L’astuce est découverte par les protagonistes mais on ne comprendra jamais la motivation du tueur dans ses choix. Ce n’est pas expliqué dans le final alors que pourtant c’est un élément majeur à la traque.
Ensuite je trouve que la fin est décevante et bien trop rocambolesque à mon goût. Il se passe beaucoup de choses, beaucoup trop.
J’avoue cependant être bien difficile concernant ce type de romans, en ayant lu un paquet.
C’est typiquement un bouquin de plage pour cet été.

Il est précisé que le roman a été auto-édité car personne n’en voulait. Ceci explique peut-être cela, certains passages auraient sans doute dû être repris. Il a tout de même été vendu à 150.000 exemplaires au Royaume-Uni.

Paraphilia, Saffina Desforges
Micro Application Editions

Categories: Thriller

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