L’acronyme RAID révèle derrière sa tonalité martiale les quatre pôles d’intervention de ce corps d’élite de la Police Nationale française : Recherche, Assistance, Intervention et Dissuasion. Le grand public en connaît surtout la partie «Intervention» également implicite dans le choix du terme anglais «Raid» signifiant «faire une incursion voire donner l’assaut».

L’auteur, pâtissier de métier devenu superflic, a passé 20 ans au RAID qu’il a quitté en 2007 pour prendre sa retraite.
Créé en septembre 1985 au décours d’attentats majeurs, le RAID construit son expertise en partant de rien au départ si ce n’est qu’au niveau humain il concentre dès sa création des personnalités hors du commun doublées de champions de niveau national voire international en sports de combat (l’auteur est champion de boxe française), rugby… La devise «Servir sans faillir» unit ces hommes qui évoluent pas à pas en utilisant à bon escient les retours de missions et les erreurs (dont la sanction peut être la mort d’un «raider») pour affiner les stratégies et les techniques mobilisées. Au fil du temps, le RAID s’enrichit de maîtres-chiens et de leurs compagnons à quatre pattes, psychologues, négociateurs, médecins, armuriers, parachutistes… tout en maîtrisant de nouvelles techniques. Parmi les nouvelles techniques, l’auteur importe le tonfa en France et au RAID ; le tonfa connu dans la police sous le sigle BPPL ou Bâton de Police à Poignée Latérale. Le RAID devient ce corps prestigieux de la Police Nationale française que le monde nous envie et qui exporte son expertise à travers les différents services de police de la planète. Le choix du RAID par les services étrangers de police s’explique par une double raison : la tradition diplomatique de la France datant des Lumières rejaillit sur le RAID par l’existence de négociateurs chargés d’apaiser les forcenés voire d’obtenir leur reddition sans assaut et le pays des Droits de l’Homme impose aux raiders de ne se servir d’armes qu’en état de légitime défense. Pour preuve, le fusil de haute précision des raiders est appelé «Ultima ratio» soit «Dernier argument» !

De nombreuses interventions sont rappelées dans ce livre dont celle dans l’école maternelle Charcot à Neuilly où un certain Sarkozy était alors ministre du Budget et maire de Neuilly.
Nous vivons le stress des raiders à travers leurs interventions souvent racontées par différents protagonistes.
Certains chapitres sont particulièrement intéressants : «La formation», «Les filles du RAID», «La négociation», «Les chiens du RAID», «RAID humanitaire»…
Chapeau bas et massif respect, les cagoules noires (leur garantissant un légitime anonymat) !
Si vous voulez en savoir plus et en images http://le.raid.free.fr/hommesnoir.htm

Mémoires du RAID

Editions Atelier Fol Fer

L’auteur : Robert Paturel est né en 1952. Il est boxeur de Savate Boxe Française. Athlète de haut-niveau. Il a été six fois champion de France puis champion d’Europe. Il a servi pendant vingt ans au RAID comme intervenant, instructeur opérationnel puis négociateur.

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Paturel

Son site officiel : http://www.robertpaturel.com/

Categories: Société

About Vincent Stoffel

Liseur occasionnel Ami d'Hervé

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