Longtemps pour moi, Maxime Le Forestier n’était qu’un chanteur du passé qui entonnait les chansons comme San Francisco pour ponctuer les rassemblements militants de jeunes gens à la recherche de repères ou ayant la volonté de changer la vie.

Comme toujours dans ces cas, la surprise ne peut être qu’agréable. Et c’est bien peu dire. Le chanteur est plus que jamais d’actualité par sa philosophie positive de la vie et les jeunes gens d’il y a trente ans sont devenus moins jeunes en même temps que lui. Loin d’être aigri par le temps et le succès, Maxime Le Forestier a le bonheur communicatif. Beaucoup d’auteurs et de journalistes gagneraient à l’écouter avant de décider s’il est nécessaire d’annoncer une mauvaise nouvelle. Nullement passéiste, tout en mesure et très humble, il devise longuement sur sa vie, ses chansons et ses succès sans jamais tomber ni dans la mélancolie ni dans la nostalgie. Il a une vision très pragmatique du vedettariat actuel, même s’il est conscient qu’aujourd’hui le faire-savoir a pris le pas sur le savoir-faire.

Avec la musique pour seule philosophie il fait partie des optimistes de ce monde. Il se sent bien dans son époque. « Le meilleur reste à venir », telle est sa devise.

Il nous explique comment une œuvre devient universelle lorsque différents publics s’y reconnaissent et se l’approprient. C’est le cas avec sa chanson Né quelque part, devenue un standard international. Mais il a la modestie chevillée au corps. Aventurier dans l’âme, il se laisse porter par la vie. Les succès ne se décident pas, d’ailleurs le succès a failli le rendre fou. Pour lui l’essentiel d’une chanson, c’est du travail. L’inspiration est accidentelle et chacun la décline à sa façon. Il est libre Max. Il aime la musique et à l’écouter on aimerait tous chanter avec lui.

Sa biographie Né quelque part qu’il est venu dédicacer est une réédition mais on a hâte de s’y plonger pour lire les anecdotes du parcours d’un artiste bien dans sa vie, en osmose avec son public et son époque.

Alors bien-sûr, Maxime Le Forestier n’est pas un écrivain, il est chanteur. Mais il raconte si bien la vie. Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…

Maxime Le Forestier

Né quelque part

Editions Don Quichotte



You must be logged in to post a comment.

  • Facebook
  • Twitter