Victor Beauregard, un garçon de 9 ans, est en vacances d’été à Cap-Martin avec sa famille. Sa mère, libraire, vit avec Pilar, une artiste peintre venue d’Argentine. Sa sœur Alicia, est en pleine crise d’adolescence et son univers tourne autour des garçons. Tous occupent un appartement dont avait hérité  François, le père de Victor, qui depuis toujours refuse d’y passer ses vacances, bien qu’en excellents termes avec tout le monde.

Victor rêve de devenir écrivain et c’est à travers lui que cette histoire nous est racontée. Il porte un regard lucide pour son âge sur le comportement des adultes autour de lui : ses deux mamans, son père, son copain Gaspard, la gardienne de la résidence ou encore la savoureuse baronne. Même si de nombreux comportements lui échappent, intuitivement il comprend les non-dits et les secrets qui entourent la résidence de vacances. Il est même au-delà de l’intuition, donnant au roman un tour inattendu, mais cela je vous laisse le découvrir. Il va aider les adultes à grandir…

Le livre sent bon la chaleur et la douceur des vacances d’été, le farniente pour les adultes et la découverte des copains et des premières amours, ou du moins des premières émotions concernant Victor. L’impression de déjà-vu y est forte car tout le monde pourra retrouver ici ou là qui une odeur, qui un sentiment, qui une vue sur la mer…
Il est résolument moderne par la situation familiale. La mère de Victor vit avec une autre femme. C’est tout à fait naturel (pour le petit garçon et du coup pour le lecteur aussi) et ne nécessite aucune explication, c’est comme ça, point. Comme quoi les chiens aboient et la caravane passe.

Gilles Paris est un habitué de ce type de narration qu’il avait utilisé de la même manière dans Au pays des kangourous ou dans Autobiographie d’une courgette avec à chaque fois un autre garçon de 9 ans, sur des thèmes différents. Mais encore une fois, les réflexions de l’enfant nous ramènent à nous-même, nous rappelant que nous avons eu 9 ans aussi et que bizarrement nous l’avons oublié. Ça allume en nous quelque chose, comme un nuage de lucioles.

L’été des lucioles, Gilles Paris
Héloïse d’Ormesson

L’auteur :
Gilles Paris est né à Suresnes en 1959

Categories: Passion

1 réponse actuellement.

  1. [...] ce serait oublier un peu vite d’autres romans remarqués tels que Au pays des kangourous et L’été des lucioles, qui mettaient en scène à chaque fois un garçon de neuf ans. Cette fois l’auteur se glisse [...]

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