Agnès Ledig vient de remporter le Prix de la Maison de la Presse 2013 pour son second livre Juste avant le bonheur.
Présidé* cette année par Jean-Louis Servan-Schreiber, ce prix a récompensé depuis 1970 des auteurs tels que René Barjavel, Régine Desforges, Jean Raspail, Daniel Pennac ou Patrick Graham.

La lauréate nous livre en avant-première ses réactions juste avant la remise officielle du prix. Juste avant le bonheur…

Passion Bouquins :
Quelle a été votre première réaction à l’annonce de ce prix ?

Agnès Ledig :
Une petite larme parce que je suis une grande sensible, puis un état euphorique depuis. Pour les gens de mon âge qui ont les mêmes références, je suis Heidi sur son petit nuage, comme dans le générique du dessin animé.

J’avoue que j’avais du mal à y croire… D’ailleurs, est-ce que j’y crois vraiment aujourd’hui, toujours pas !!!

P.B. :
Vers qui vont vos premières pensées ?

A.L. :
Vers mon petit garçon, qui n’est pas étranger à tout cela, j’en suis sûre. Vers les gens que j’aime et qui croisaient les doigts pour moi. Bien sûr, à Pierre, l’éditeur d’Albin Michel qui le premier a cru en moi, et à toute la maison d’édition, qui me soutient sans faille depuis le début. Et puis, une pensée pour le jury du prix, qui reconnaît ainsi mon travail.

P.B. :
Comment vous sentez-vous à quelques instants de la remise du prix ?

A.L. :
Un mélange d’euphorie et d’impatience d’un côté, et puis, le trac évidemment ! J’ai l’habitude d’écrire cachée derrière mon ordinateur, le soir, dans la pénombre de mon salon, mais certainement pas des projecteurs et des médias.

P.B :
Quel effet ça fait de figurer au palmarès de ce prix à coté de tous ces écrivains ?

A.L. :
Je dois me pincer pour y croire… et depuis quelques mois, je me pince souvent. Ça fait circuler le sang de mes avant-bras ! Plus sérieusement, c’est un très très grand honneur. Je veux garder la tête froide, me dire que je profite de l’instant présent, sans penser à l’après, mais j’aimerais tellement avoir leur destin d’écriture…

P.B. :
Avez-vous le sentiment qu’une nouvelle vie s’offre à vous depuis la sortie de votre livre chez Albin Michel ?

A.L. :
Tout dépend de ce qu’on appelle une nouvelle vie. Je veux garder ma vie d’avant, dans mon petit village, avec ma famille, les amis qui m’entourent, garder mon travail de sage-femme libérale parce que cela m’apporte beaucoup. Mais j’ai grand plaisir à partir en déplacement, pour des salons ou des signatures chez des libraires. Les virées en bateau, en gardant mon port d’attache. Et puis, je me dis que cela me permettra de lever un peu le pied au niveau de mon rythme de travail, et me consacrer un peu plus à l’écriture. Et pour cela, je me réjouis.

P.B. :
Quelle est la suite de votre programme médiatique ?

A.L. :
Quelques interviews télé – radio pour l’instant, mais avec ce prix Maison de la presse, je suppose que je serai un peu plus sollicitée…
Je ne sais pas du tout ce qui m’attend en fait… Mais carpe diem, je profite de chaque instant…

*Le choix du jury s’est fait parmi une liste de 6 romans présélectionnés :

Je vais mieux de David Foenkinos (Gallimard)

Éclats de voix d’Yves Hugues (Les Escales)

Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig (Albin Michel)

L’enfant de Calabre de Catherine Locandro (Héloïse d’Ormesson)

Le silence de Jean-Guy Soumy (Robert Laffont)

L’atelier des miracles de Valérie Tong-Cuong (JC Lattès)

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1 réponse actuellement.

  1. JESSIE dit :

    J’ai été touché au début par l’approche et la rencontre de Paul et Julie.Mais j ‘ai détesté la suite de l’histoire avec Lulu. C’était tellement bien écrit au départ (joyeux et presque pétillant) pourquoi avoir mis en avant la mort d’un enfant de 3ans pour vendre son livre. Il n ‘y a rien de plus terrible pour une mère « perdre son enfant ». J’ ai pleuré car je pensais à ma fille du même âge PLEINE DE VIE « que j aime plus que tout au monde ». A mon avis, on ne s’en remet pas d un tel drame, et ce n est pas le fric ou l amitié qui remplace l être le plus chers. En lisant la suite du roman je ne ressentais plus la même envie de lire les émotions de julie; j’ai trouvé le reste de l’histoire sans intérêt.Dommage

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