Forcément,  statistiquement on tombe de temps en temps sur un livre qui n’inspire pas. On a beau essayer de s’accrocher, rien y fait. L’expression populaire pour cela existe : il vous tombe des mains.
J’ai fait des efforts, j’ai été aussi loin que j’ai pu, mais autour de la page 115 (le livre en comporte 280), j’ai craqué : « tant pis pour celui-là, j’arrête. »
Alors, la grande question est : peut-on parler d’un livre qu’on n’a lu que partiellement ? Le sujet fait débat, aucun doute. Alors ne pouvant que débattre avec moi-même sur cette question, je décide que oui. Finalement il y a plein de gens ou de critiques qui disent du bien sur des bouquins qu’ils n’ont pas lus, alors pourquoi ne pas essayer d’expliquer pourquoi on n’aime pas un livre quand on a fait l’effort d’aller le plus loin possible ?

Pour l’histoire, un homme et une femme qui au départ sont chargés de construire un métro à Mexico, sont envoyés dans un patelin, Minas Blancas pour conduire un autre chantier.
Sans entrer dans les détails de ce que j’ai lu, ce qui ne me convient pas est le type d’écriture. Je ne dis pas que ce n’est pas bon, mais que je n’y ai rien compris. Les phrases sont souvent longues et ce que j’appellerai « alambiquées ». Il y a trop de verbes, trop d’adjectifs, comme si le style était fabriqué. D’ailleurs j’ai souvent eu du mal à comprendre les faits, trop d’emphase peut-être ? Les métaphores me sont aussi inaccessibles que le trône d’Angleterre.
Le récit en lui-même ne m’a pas intéressé. Les personnages sont tous originaux et leurs réactions me semblent improbables. Bref, à aucun moment je ne suis « rentré » dans ce roman et j’en avais assez de relire plusieurs fois des passages qui ne m’inspiraient rien. Prenant à cœur mon rôle de contributeur, je me suis forcé et ça été une souffrance, passer à autre chose une délivrance.

Une chose est sûre, il est beaucoup plus difficile de dire pourquoi on n’a pas aimé que le contraire. J’espère l’avoir fait sans méchanceté et honnêtement.
Par ailleurs, ce bouquin a reçu plusieurs prix, il vaut certainement la peine d’être lu pour beaucoup. Mais le principe de passion-bouquins est de donner son opinion franchement, c’est fait.

Les hommes-couleurs, Cloé Korman
Points
Prix du Livre Inter 2010
Prix Valery-Larbaud 2010

L’auteur :

Cloé Korman est née à Paris en 1983.



Categories: Société

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