Un homme d’affaires français qui parcours le monde, se rend régulièrement en Chine, dans une ville de province qui a grossi trop vite grâce ou à cause du boum économique que vit le pays. Habitué dans ses techniques de négociation à laisser ses clients seuls quelques instants, il en profite pour se rendre dans les toilettes de l’hôtel où il descend. C’est là qu’il fait la connaissance de madame Ming, qui n’est autre que la dame-pipi. Petit à petit ils font connaissance et c’est quand une photo d’enfants tombe du portefeuille de l’homme d’affaires que la conversation se dirige naturellement vers leurs familles respectives.  L’homme est abasourdi quand la chinoise lui confie qu’elle a dix enfants dans un pays où le contrôle des naissances est drastique, c’est le moins qu’on puisse dire.

Eric-Emmanuel Schmitt, après Le sumo qui ne voulait pas grossir qui se déroule au Japon, nous fait découvrir la Chine. Où plutôt son mode de pensée au travers des préceptes de Confucius. Tout en évoquant ses enfants, madame Ming nous décrit différents types de caractères, pour nous démontrer qu’aucun d’entre eux n’est vraiment bon ou mauvais, ou intelligent ou stupide. Chacun a ses atouts et c’est la manière d’utiliser ses propres dons qui donnera l’orientation de sa vie. Alors on trouve ici et là de jolies petites phrases qui nous donnent à réfléchir sur l’importance relative de telle ou telle chose. L’auteur a cette capacité d’écrire des phrases plus profondes qu’il n’y parait avec des mots simples et des images très accessibles. Et qui oserai dire que les phrases de Confucius ne sont pas pleines de sagesse et de bon sens ?

Pourtant cet ouvrage fait moins mouche que les autres, ceux font partie du Cycle de l’invisible. Il est trop proche de celui cité plus haut qui se passe au Japon et semble bien léger. Ce n’est pas que ce soit désagréable à lire, c’est sympathique et drôle. Mais Schmitt nous a habitué à mieux. J’ai lu ce livre d’à peine une centaine de page en moins de deux heures, et même si je ne me suis pas ennuyé une seule seconde je reste tout de même un peu sur ma faim.

Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eu, Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel

L’auteur :
Éric-Emmanuel Schmitt est né en 1960 à Sainte-Foy-lès-Lyon.

Categories: Philosophie

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