C’est toujours avec envie que j’attaque la lecture d’un roman de Connelly. Je trouve qu’il n’y en a jamais de mauvais, juste parfois des moins bons. Les enquêtes sont toujours bien construites et chaque détail a son importance. L’aficionado qui se respecte sait d’ailleurs les repérer.
Comme beaucoup, mon personnage préféré est Harry Bosch, inspecteur du LAPD (Los Angeles Police Department), policier fracassé et désabusé, personnage principal de beaucoup de romans de Connelly.

Cette fois on retrouve le journaliste chargé des affaires criminelles du Los Angeles Times, Jack McEvoy. Ce personnage avait débusqué le tueur en série « Le Poète », titre de 1997 qui avait eu beaucoup de succès.
McEvoy se fait virer au début de l’histoire et doit former son remplaçant, qui est  une remplaçante. De fait, on en apprend beaucoup sur le fonctionnement des salles de rédaction et sur la crise de la presse.
Un article de routine va jeter  le journaliste dans l’univers de la cyber-criminalité à la poursuite de tueurs qui eux ne sont pas virtuels. Jack va tenter de terminer en beauté en écrivant un article sur cette affaire. McEvoy ne s’en laisse pas compter c’est un journaliste chevronné qui sait ce qu’il veut et sait prendre des initiatives. Il est de la trempe des Bernstein et Woodward qu’il cite d’ailleurs.

L’enquête est minutieuse comme toujours chez l’écrivain américain, la construction de l’histoire tient la route. Les coups de théâtre ne  sont pas attendus et le suspense perdure jusqu’à la fin.
J’ai quand même regretté le manque de profondeur du criminel, j’aurai bien aimé en savoir plus sur son histoire et ses fractures. Je trouve les explications un peu légères par rapport à d’habitude. Peut-être n’est-il pas assez tordu à mon goût.
Je classe donc « L’épouvantail » plutôt dans les « moins bons  » Connelly, ce qui reste quand même du polar de qualité, rythmé par la musiques des Doors.

L’épouvantail, Michael Connelly
Points

L’auteur :

Né en 1956 à Philadelphie
Bibliographie
Site officiel (en Anglais)



Categories: Thriller

5 réponses actuellement.

  1. Malcolm J. dit :

    Un avis tout à fait juste, après lecture du livre, à mon goût. Pas encore lu le dernier avec H. Bosch ?

  2. Luc dit :

    Faisant un rapide tour du blog, je confirme : L’Epouvantail, s’il fonctionne un temps, ne figure pas du tout parmi les meilleurs Connelly (Le Poète, Les égoûts de Los Angeles, L’Envol des anges, Los Angeles river, etc.). Si on a toujours plaisir à retrouver Jack McEvoy et Rachel Walling, et si le corps du bouquin montre une maestria certaine dans les enchaînements, la fin est carrément massacrée. Elle tire en longueur et aboutit à l’un des trucs les plus plats et décevants qu’on puisse imaginer. On a l’impression que Connelly ne sait pas comment finir, et qu’il a dû demander la chute à sa grand-mère. Autant dire que je n’en ai pas un souvenir impérissable…

  3. Cecylia dit :

    Et bien , j’allais te le proposer ! Je m’engage à faire le commentaire de ce livre que j’ai hâte de dévorer !!!

  4. Cecylia dit :

    Et bien Hervé, tu m’as donné envie de lire ce polar, mais « l’évangile selon Satan » passe en priorité. Ce serai une bonne idée d’en faire la critique , toi qui l’a tant aimé ?

    • Hervé dit :

      J’ai trop de livres en attente et comme j’ai lu celui-là il y a quelques temps déjà, je serais obligé de le reprendre, au moins en partie. Je te passe ce livre, et je te laisse le plaisir de faire la critique. Tu vas adorer.

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