Serge, un écrivain qui vit à Paris, est invité à Donzières, petite ville entre la Nièvre et le Morvan pour une résidence d’écriture de quelques semaines. Arrivé à la gare, il attiré dans un journal local par la photo d’une jeune femme qui illustre un fait divers local. Envoûté par le visage de Dora, il va chercher à la rencontrer pour en savoir plus sur la disparition de Commodore, un riche octogénaire propriétaire de plusieurs hectares de forêt.
Une bonne partie du livre est consacrée aux relations qu’entretient Serge avec les autochtones qu’il croise pendant sa résidence d’écriture. Son statut d’écrivain est perçu de différentes façons suivant l’opinion qu’on se fait de lui au travers de ses livres, de son comportement ou tout simplement par a priori, de réceptions en rencontres littéraires.
Mais il n’aide pas vraiment à donner une image conforme à ce que les gens attendent de lui dans une région où tout se sait, quand il cherche à rencontrer à tout prix la belle jeune femme donc le compagnon est en prison. Le couple a une image exécrable car il est soupçonné d’avoir tué Commodore, bien qu’aucun corps n’ait été retrouvé. Serge multiplie les maladresses, les mauvaises rencontres et les retards aux rendez-vous prévus dans le cadre de son travail. Un vrai citadin très mal à l’aise à la campagne, perdu sans sa technologie qui le rassure.

Serge Joncour nous raconte avec truculence et humour pince-sans-rire les aventures de cet autre Serge, qui évidemment n’a rien à voir avec lui. Enfin c’est ce que son personnage raconte et Joncour s’amuse beaucoup avec cela, tournant autour de la question certainement la plus posée en interview : « C’est de vous que vous parlez ? ».
Le personnage principal de l’histoire est la forêt, hostile ou accueillante selon son degré de connaissance. Elle est le centre de l’intrigue, entre la disparition de Commodore, le bras de fer entre le maire et des « zadistes » (des écologistes s’opposent à la création d’une usine à bois, savoureux !) et l’amour.
Car au bout du compte, derrière son humour et sa dérision, Serge Joncour est un cœur tendre.

L’écrivain national, Serge Joncour
Flammarion

L’auteur :
Serge Joncour est né à Paris en 1961

Categories: Passion

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