C’est toujours avec impatience que j’attends le nouveau bouquin d’Indridason, et surtout de retrouver Erlendur, un de mes personnage de flic préféré.
On retrouve le policier quelques temps après l’enquête sur la mort d’un clochard dans « Les nuits de Reykjavík ». Il a quitté l’uniforme et les patrouilles pour rejoindre la brigade criminelle aux cotés de Marion Briem. Je précise pour les nouveaux lecteurs, qu’Indridason plonge pour la deuxième fois dans ce qu’on pourrait appeler « la jeunesse d’Erlendur ». Ce qui est particulièrement savoureux pour les habitués ne désarçonnera pas le néophyte, vous pouvez y aller tranquillement.

Le cadavre d’un homme est découvert dans un lagon d’eaux chaudes, eaux réputées pour soulager certaines maladies de peau lorsqu’on s’y baigne. Personne ne sait comment il a atterri là. D’ailleurs on ne croit pas si bien dire, l’état du corps indique une chute vertigineuse. Rapidement l’enquête se dirige vers la base aérienne américaine de Keflavik.
Parallèlement, Erlendur mène une deuxième enquête, mais celle-ci n’est pas officielle :  vingt-cinq ans plus tôt une jeune femme, Dagbjört, a disparu sur le chemin de l’école sans laisser de trace. Toujours hanté par les disparitions inexpliquées (il a lui-même vécu une histoire traumatisante étant enfant), il va tenter de comprendre ce qui a bien pu lui arriver à l’époque.

Comme toujours on en apprend beaucoup sur ce petit pays qu’est l’Islande, ici les rapports tendus entre l’Ile et les Etats-Unis depuis la fin de la deuxième mondiale jusqu’au début des années 80′, en pleine guerre froide. Là l’auteur a un message à faire passer par le biais de son flic, peut-être un poil insistant parfois.
On découvre aussi un peu la gastronomie du coin, notamment la raie faisandée qui fait les délices d’Erlendur. A priori comme ça, ça ne donne pas beaucoup envie d’autant que l’odeur semble persistante.

J’ai une préférence pour la deuxième enquête (celle de la disparue), menée par un Erlendur obstiné, têtu mais empathique, dont la complexité nous apparaît à chaque fois d’avantage. Même si on en sait déjà beaucoup sur lui, plus vieux…

Le lagon noir, Arnaldur Indridason
Métailié Noir

L’auteur :
Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961, diplômé d’histoire, ancien journaliste et critique de cinéma.

Categories: Policier

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