Autant le dire tout de suite pour aller à l’essentiel, je n’ai rien compris à ce roman. Pire, je serais bien incapable de vous dire de quoi il parle exactement et ce n’est pas la quatrième de couverture qui pourrait m’aider en quoi que ce soit. J’essaie tout de même afin de vous éclairer et peut-être moi aussi, sait-on jamais.
Une jeune femme enseignante fait du trafic d’organes. Elle a perdu un enfant mais je n’ai pas clairement compris comment. Sa sœur est dans un institut suite à un traumatisme. Il y une histoire de types déguisés en loups, un ami (intermédiaire de son trafic) qui meurt d’une balle prise en pleine tête (là encore je n’ai pas trop compris les circonstances) et un voisin bizarre. L’héroïne est malade -une tumeur- et d’un coup on ne sait plus où elle est passée. Le bouquin se termine en Indonésie avec un métis (le voisin) qui doit succéder au roi du village.

Je ne vais pas insister lourdement car vous l’aurez compris je n’ai pas du tout aimé. Le truc le plus énervant c’est cette façon d’écrire avec des « ils, il, elle, elles… » sans qu’on ne sache de qui il s’agit, car d’un paragraphe à l’autre ça change. On le découvre peut-être plus loin, mais tout est confus car il y a des flash-back incessants dans toutes les directions. Je trouve ce style exécrable. Ça me met presque en colère d’être trimballé de cette façon, ce qui ne m’a pas aidé, je l’avoue, à me concentrer sur ce livre jusqu’au bout.
Si je n’ai rien compris à une éventuelle allégorie, je m’en excuse auprès de l’auteure, mais je n’ai manifestement pas les clés dans ma culture générale pour y avoir accès.

L’appel du ventre, Nadia Harre
L’Harmattan

L’auteure :
Nadia Harre est professeur de lettres et de sciences sociales

Categories: Divers

5 réponses actuellement.

  1. sylvie dit :

    Bonjour,

    J’ai au contraire apprécié le style d’écriture original et aimé que l’intrigue se dénoue dans la deuxième partie.J’ai trouvé l’histoire intéressante par le mélange des émotions douces et violentes à la fois, une histoire qui est basée sur des cultures différentes ce qui ouvre l’esprit.

  2. Cécile dit :

    J’ai apprécié ce livre. Il faut en effet un peu de temps pour « entrer » dans l’histoire, comprendre les différents personnages (ce qui est le cas pour nombre d’autres livres), mais ce roman n’en est pas moins, à mon sens, intéressant, mystérieux, fascinant et bien écrit. Il est dur, cru, très sombre, parfois complexe il est vrai mais je conseille au lecteur de ne pas s’arrêter à cela et de continuer car je trouve « la deuxième partie » très belle, et c’est là que toute l’histoire du début s’explique et s’éclaire… ce livre est certes particulier, il n’est pas « passe partout » mais mérite, selon moi, qu’on s’y intéresse… laissons peut être à l’auteure le temps de préciser son style, critiquer de manière aussi virulente n’est pas très constructif.

    • Hervé Weill dit :

      Bonjour Cécile,
      Pour ma part, ce qui ne serait pas constructif c’est de donner un avis consensuel. Le ressenti d’un livre est quelque chose de personnel. Les raisons pour lesquelles vous avez aimé ce livre sont aussi bonnes que les miennes qui ne l’ai pas aimé et qui ne prétend pas détenir la vérité.
      Écrire un livre c’est s’exposer à un tas d’avis différents. Cela n’a rien de personnel contre l’auteure et n’engage en rien les critiques sur d’autres productions de sa part.

      • Cécile dit :

        Bonjour Hervé,

        Chacun se fait son idée, chacun a son ressenti personnel, c’est vrai, et libre à chacun d’aimer ou de ne pas aimer. Je comprends qu’un tel livre suscite le débat et suis bien d’accord avec vous sur le fait qu’un avis consensuel apporte peu; je trouvais simplement vos mots un peu forts et souhaitais donner un autre avis. Merci pour cet échange.

  3. gaelle harang dit :

    le commentaire a le mérite d’être très clair et m’a bien fait rire.
    Un achat inutile évité, merci.

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