En 1348 en Angleterre, neuf personnes sont réunies, fuyant la pestilence -la peste noire- qui se propage à travers tout le royaume.
La compagnie des menteurs se constitue autour d’un Camelot vendeur de reliques. Il va attirer autour de lui différents personnages qui fuient l’épidémie vers le nord, espérant la voir stopper dès les premiers grands froids. On va faire connaissance avec des musiciens, un magicien, un jeune couple dont la femme est enceinte, une fillette de 12 ans liseuse de runes, une domestique et un conteur. Chacun porte un secret en lui, qu’il s’efforce de ne pas dévoiler.
La vie à cette époque n’était déjà pas folichonne pour le commun des mortels, et avec la propagation de cette maladie qui, plusieurs siècles plus tard nous fait toujours froid dans le dos, c’est un véritable calvaire que de simplement survivre. La pluie est incessante des jours et des jours durant, et un froid glacial lui succède.  L’Église, très présente dans les esprits, dicte ses préceptes et les croyances et superstitions sont multiples. Dans les faits elle fuit comme tout le monde. Une des scènes hallucinantes du livre décrit le mariage de deux handicapés, justement sans prêtre. Cette union organisée par les villageois était censée empêcher la peste de les atteindre.
L’histoire est truffée d’anecdotes et de descriptions de la vie quotidienne, des petites gens surtout. On tremble avec eux en entendant hurler les loups la nuit, une autre peur ancestrale. Historiquement c’est très intéressant.

Il est simplement dommage que l’intrigue soit tellement longue à se mettre en place. L’auteure a-t-elle voulu se mettre au rythme des personnages qui avancent péniblement dans la boue en poussant leur charriot ? C’est bien possible après tout, mais pour le lecteur attendre les 3/4 du récit peut lasser, même si c’est indéniablement bien écrit.
Mais la dernière partie vaut la peine d’être lue, ce qui fait je suis sorti de cet ouvrage (660 pages quand même) assez partagé. J’ai sans doute été un peu piégé par la mention « thriller historique » qui, encore une fois, ne prend sa pleine mesure qu’à la fin. Mais les amateurs d’ambiances moyenâgeuses ne seront pas déçus.

La compagnie des menteurs, Karen Maitland
Sonatine

L’auteure :
Karen Maitland est née en 1956 en Angleterre
Son site web officiel

Categories: Aventures, Historique, Thriller

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