Sur quels fondements appuyer la concorde ?

Il y a d’abord l’évidence de la similitude entre les êtres, croisée avec les besoins d’appartenance et de solidarité. La conscience d’être humain doit être équilibrée avec une altérité sans préjugé destructeur. S’il est possible de les dépasser par des contacts interpersonnels, c’est la coopération qui éduque à une véritable fraternité. Partager un but commun, percevoir les autres comme des êtres respectables, les aider à renforcer leur estime de soi, avoir de l’empathie pour les victimes de discriminations, voici des manières de réduire les stéréotypes.

L’ADN des humains est commun : à l’opposé des nationalismes, il faut expérimenter la diversité culturelle. Dans un projet commun, elle accroît la sagesse du groupe, facilite la solution des problèmes, améliore la capacité de prise de décision, ouvre à une conscience intégrative.

Au contraire, les comportements néfastes s’appuient sur une pensée profondément négative, dont l’horreur ne doit pas faire douter de la bonté foncière de l’humanité, que même le darwinisme reconnait. La violence humaine vient de pensées négatives, qui poussent à la simplification et à la généralisation, distorsions qui facilitent les actions expéditives, dans un climat de peurs irrationnelles. La verbalisation de la peur intérieure en réduit les effets, ainsi que l’enseigne le bouddhisme.

Réguler le stress aigu revient à en admettre le caractère erroné, à aiguiser la conscience pour s’approcher de la réalité, en dépassant sa dimension conventionnelle. La culture de l’optimisme, de l’art de donner du sens à sa vie, en se fixant des buts créatifs, en prenant les épreuves comme des défis à relever, favorisent le dépassement de l’adversité.

La présence de sens communautaire et d’institutions fédératrices dont le peuple tibétain a donné des modèles facilite la confiance dont manque la société occidentale. Bonheur intérieur et extérieur doivent converger. Les guerres sont des solutions dépassées : il faut élargir nos identités pour les rendre inclusives, pratiquer la gratitude, valoriser socialement la recherche du bonheur, cultiver la conscience de l’humanité commune entre les gens. Pour devenir heureux, les hommes, intrinsèquement semblables et interdépendants ont intérêt à pratiquer empathie sincère et compassion. Voir l’autre à notre image, en ayant conscience de sa souffrance, aide à affronter l’adversité, et nous fait contribuer à un monde meilleur.

Ces propos d’inspirations bouddhique sont croisés avec des données de la psychologie sociale occidentale, et rapportés sur un ton familier et anecdotique parfois pesant.

Une belle source de méditation tout de même…

L’art du bonheur dans un monde incertain, Howard Cutler, Dalaï-Lama
Robert Laffont


1 réponse actuellement.

  1. PierreBonheur dit :

    Bonjour,

    dans le genre boudhiste, il y a aussi le Plaidoyer pour l’altruisme du français MAtthieu Ricard.

    http://au-petit-bonheur.org/matthieu-ricard-1-volume-de-meditation-pour-7-volumes-de-bonheur

    Pierre

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