La médiathèque du Haut-Rhin a organisé du 7 au 19 novembre 2011 le festival D’autres latitudes, avec en invité d’honneur : la Suède.

Lors d’une rencontre avec ses lecteurs, nous avons eu l’occasion d’interviewer Katarina Mazetti, la romancière auteure, entre autres, de Le mec de la tombe d’à coté. Elle a accepté avec gentillesse de répondre à quelques questions malgré une journée marathon.

Une fois n’est pas coutume, cette interview est en anglais. Vous trouverez la retranscription intégrale en français, sous la video.

Nous tenons à remercier Fabienne Schaegis, responsable de la bibliothèque de Pulversheim, pour son excellent accueil ainsi M. Galaup, directeur adjoint de la médiathèque du Haut-Rhin, pour son précieux concours.

Entretien exclusif avec Katarina Mazetti

A propos du livre Le mec de la tombe d’à côté

Hervé Weill : Katarina, merci beaucoup de répondre à nos questions. Je vais essayer de faire de mon mieux pour me faire comprendre.

Katarina Mazetti : Oui, nous allons essayer ensemble.

HW : Nous allons essayer ensemble ok. J’ai lu que votre livre est traduit dans vingt-deux pays.

KM : Trente maintenant. Après le succès en France, de nombreux pays supplémentaires ont commencé à le traduire, parce que la France est très respectée en matière de littérature.

HW : Pensez-vous que c’est parce qu’il s’agit d’une histoire universelle et non suédoise en particulier.

KM : Certainement ou alors c’est une histoire française… parce que c’est en France qu’elle rencontre le plus grand succès.

HW : Comment le livre est-il reçu dans les autres pays ? Est-ce que les lecteurs rient pour les mêmes raisons ?

KM : Non, en fait c’est vraiment différent et c’est amusant de le remarquer. Par exemple, en Russie, ils pensent que c’est trop familier (les hommes). Les femmes aiment. En Allemagne, je pense qu’ils sont très sérieux mais ils l’aiment. Et en France les gens me disent « mangent-ils vraiment cela ? » Personne ne demande ça en Allemagne. Il y a des différences. Des petites différences.

HW : Parce que vous savez, en France la nourriture est très très importante.

KM : Oui et je l’adore.

HW : Est-ce que votre vie a changé après ce best-seller ?

KM : Oui, ça a pris un moment, mais j’étais journaliste à la radio suédoise. C’est un boulot agréable aussi mais c’est quand-même plus sympa d’écrire. Donc j’ai pu quitter ce boulot et écrire à plein temps après le succès suédois. Et après ça a continué. Je suis venue en France 5 fois cette année. Hmm j’adore ça.

HW : Vous aimez ça ?

KM : Bien-sûr que j’aime ça !

HW : Nous vous aimons aussi !

KM : Apparemment il se passe quelque chose…

HW : C’est étonnant parce que les auteurs suédois sont connus dans le monde grâce aux thrillers, Henning Mankell, etc. Quelle est votre place en Suède ?

KM : En fait, j’ai aussi écrit un polar, un thriller mais je ne voulais pas qu’il soit traduit en français. Je veux être la seule Suédoise qui n’écrit pas de polars. Oui, il y a une place pour moi. Et ces polars à succès datent seulement des 10 dernières années. Avant, il n’y en avait pas tant.

HW : Vous pouvez exister malgré…

KM : Je peux exister, oui. Peut-être est-ce comme vous dites, il y a des différences d’un pays à l’autre : entre les cultures, entre la ville et la campagne, entre les hommes et les femmes. C’est peut-être le même principe partout. Je ne sais pas. Ou j’ai juste de la chance.

HW : Ah et vous avez des fans ! Et ma dernière question : vous êtes ici en Alsace pour quelques jours. Comment ressentez vous la région, comment vous sentez vous ici ?

KM : Dans mon prochain livre pour enfants, je vais publier des recettes de différentes régions françaises et celle de la tarte flambée y sera. Aujourd’hui j’ai voyagé dans des petits villages et je suis tellement impressionnée.

HW : Merci beaucoup. C’était ma première interview en anglais.

KM : Oh bien ! C’était très bien !

HW : Merci beaucoup.

KM : Merci.

1 réponse actuellement.

  1. Xavier Galaup dit :

    Bonjour,

    Merci pour cette interview qui prolonge notre manifestation et de nous avoir cité.

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