Ecrivain, scénariste à succès, il a embrassé une carrière riche de rencontres et d’amitiés. Si quelqu’un peut dire que sa vie était passionnante, c’est bien Jean-Claude Carrière.

Son dernier opus « Le réveil de Buñuel » est la consécration de son imagination débordante. Interviewé par Jean-Luc Fournier à la librairie Kléber, il annonce tout de suite la couleur : « quelques fois, des morts que nous avons connus nous aident à voir la vie. » D’une amitié profonde et d’une collaboration quasi quotidienne pendant vingt ans avec Luis Buñuel, Jean-Claude Carrière nous explique que celui-ci n’ayant pas tout dit, il l’a interviewé dans sa tombe.

Dans une ambiance de recueillement, le public écoute religieusement cet auteur qui a un talent sans pareil pour raconter les petites histoires et les anecdotes de sa vie.

Ecrit sous forme de dialogue, son livre exprime le point de vue d’un « grand mort » sur les petits problèmes d’aujourd’hui. Il s’est passé tant de choses depuis 1983, année de son dernier souffle : la chute du communisme (dont il était fervent sympathisant), l’apparition du sida, l’avènement d’internet, le développement du terrorisme islamique…

Empreint d’une grande humanité et d’une grande sagesse, Jean-Claude Carrière fait le parallèle entre sa vie, son œuvre et son dernier livre et distille quelques pépites qu’il faut savoir saisir au vol.

Retenons entre autres cette philosophie de vie attribuée à Buñuel qui disait « ce que je ne fais pas pour 1 dollar, je ne le fais pas pour 1 million de dollars ».

En collaboration avec le réalisateur, il écrira notamment les scénarios de films références comme Le journal d’une femme de chambre, Belle de jour, Le charme discret de la bourgeoisie, Cet obscur objet du désir. Pour d’autres réalisateurs, des adaptations d’œuvres comme L’insoutenable légèreté de l’être, Cyrano de Bergerac, Le hussard sur le toit, permettent de se faire une idée du personnage. Est-ce que tout ce que touche Jean-Claude Carrière se transforme or ou a-t-il eu la prescience de bien savoir choisir les gens talentueux pour qui il a écrit ses scénarios ? Une chose est sûre, Goldfinger n’est pas de lui.

Pour en savoir plus sur Jean-Claude Carrière

Le réveil de Buñuel



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