Le roi Juan Carlos a disparu peu avant les fêtes de Noël. La réalité est qu’il a fugué à la recherche de « l’enfant ». C’est le détective privé José Maria Arregui (mais ex-flic qui avait déjà sauvé la vie du roi auparavant) qui est chargé de le retrouver. Il va le faire rapidement (rassurez-vous je ne dévoile pas grand chose, cela arrive vite) et ils vont parcourir le Portugal et sutout l’Espagne avec des tueurs aux trousses, dont le redoutable « Terreur ».
Arregui a entre autres caractéristiques d’être un spécialiste du déguisement et quand il a besoin de se concentrer sur une enquête il s’isole dans une cabine de sex-shop. Il ne se remet pas de la mort de Claudia dont il se sent responsable.
L’histoire est complètement farfelue et souvent on est bien éloigné d’un roman policier. C’est un road-movie (book plutôt…) où le roi et le détective vont tourner en rond motorisés (même en Rolls) ou à pied dans une Espagne des champs où tous les villages se ressemblent. Pour retourner à Madrid il leur faut traverser une rivière dont personne ne se souvient du nom.
Ils vont rencontrer des personnages pittoresques comme un devin « rétroviseur » ou un musicien qui a perdu une symphonie. Ils vont se balader avec une brebis, organiser des repas dans un restaurant (toujours déguisés), bref, c’est complètement décalé. Salem se laisse complètement aller dans un humour « non sens » et place ça et là des références littéraires.

Le seul problème est que je ne suis jamais rentré dans cette histoire. Ça m’embête d’autant plus que ce bouquin m’avait été chaudement conseillé par pas mal de monde. Juan Carlos avec une perruque et un flingue ne provoque chez moi aucune hilarité particulière et si quelquefois j’ai souri dans ce délire total, la plupart du temps je me suis profondément ennuyé. J’ai même eu toutes les peines du monde à venir à bout de l’histoire. Il se passe pourtant énormément de choses (c’est même une rare explosion de loufoqueries) mais je n’ai pas adhéré aux divagations de l’auteur. J’ai largement préféré « Le livre sans nom » dans le style imagination débordante.

Je reste roi d’Espagne, Carlos Salem
Actes Sud

L’auteur :
Carlos Salem est né en 1959 à Buenos Aires

Categories: Aventures, Policier

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