En entreprise, l’e-mail, ou courriel, est un formidable outil de communication, qui peut, en un instant, transmettre toutes sortes d’informations : textes, fichiers, photos, sons, vidéos, etc. Il est devenu un canal privilégié tant au niveau professionnel que personnel. Son instantanéité a changé nos vies et nos comportements en matière de communication.

Il a donc, au fil des années, pris la place d’un certain nombre de gestes, jusqu’alors habituels, et nous a permis de gagner du temps. Avec lui, il n’est plus nécessaire de se déplacer ou d’envoyer par la poste ses dossiers, ses images, ses présentations, ses exposés ou diverses études et résultats.

L’e-mail au travail est un sujet central dans le monde des entreprises. Pour s’en rendre compte, il n’est qu’à voir la littérature à ce sujet, la jurisprudence, ou encore les publications (sous forme de guide d’usage ou consacrées aux opportunités numériques).

« Réactivité et efficacité sont aujourd’hui plus que jamais les deux plateaux de la balance professionnelle, et ceci n’est bien entendu que la projection sur l’entreprise de tendances lourdes de la société toute entière. Il semble que la formidable explosion des technologies de l’information des dernières années, à laquelle participe l’e-mail, soit une cause première dans ce changement. En effet, ces technologies vont toutes dans le sens d’une hypothèse cachée, qui n’est remise en cause par (presque) personne : « plus vite = mieux », ou encore « réactivité = efficacité ».

La réalité est évidemment plus complexe, mais ce qui change, c’est que chacun est davantage comptable de son compromis personnel entre les deux, traiter « à peu près mais tout de suite » et traiter « complètement mais plus tard ». « Ce choix n’est jamais simple, et il est faux de dire que l’une des approches est systématiquement, ou même souvent, meilleure que l’autre ».

Le piège subtil de l’e-mail, qui a remplacé le contact direct, oral (par téléphone, par exemple), pour un grand nombre de demandes, c’est qu’il ne contient pas explicitement cette part de négociation qui existait naturellement dans le contact oral. On répond – ou pas – à ce qui nous est demandé ; on fait – ou pas – ce qui nous est demandé ; mais on ne négocie pas (quoi, pour quand, quel niveau de qualité) ce qui nous est demandé.

Reprendre le contrôle de sa messagerie et aider à optimiser son organisation, pour mettre en œuvre une gestion plus opérante de ses messages, au profit d’une plus grande efficacité personnelle, et peut-être d’un plus grand bien-être.

Inondé sous les e-mails, résistez !

Editeur : Hachette

Les auteurs : Carole Blancot, Vincent Berthelot et Anne De Landsheer

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