Daniel Cerdan, dit Marcel (pour cause de patronyme et de lointaine parenté avec le champion de boxe), a passé 30 ans dans la gendarmerie dont 14 ans au GIGN.

Son livre de témoignage débute sur l’engagement d’Arnaud Beltrame, qui lors de la prise d’otage à Trèbes, a échangé sa place avec celle d’un otage. Cet acte héroïque, on s’en souvient, lui avait coûté la vie. Le ton général du livre est donné : être gendarme c’est un sacerdoce, une certaine idée de la vie, de l’engagement et du sacrifice. Cerdan explique ce qui fait la vie d’un militaire, ce qu’il est prêt à sacrifier et à quel prix. Derrière chaque militaire il y a un homme ou une femme sur le pont en permanence pour assurer la sécurité de la population. Et ce ne sont pas des machines. Les situations qu’ils rencontrent, même avec un haut niveau de préparation, font parfois des dégâts que souvent le manque de reconnaissance accentue.

L’auteur nous parle évidemment de ses années passées aux GIGN, où, faut-il le rappeler la sélection est drastique pour faire partie de ce groupe d’élite. Il y a eu plus de morts à l’entrainement qu’en opération. Les missions sont nombreuses et variées (ils ne sont pas là uniquement pour lutter contre le terrorisme) et l’auteur a vécu par mal de situations délicates. La mort « fait partie du paquetage » et chaque « guerrier pacifique » doit s’y préparer. Cette notion de guerrier pacifique est intéressante. Cerdan explique qu’au GIGN on ne tirera qu’en dernier ressort et sur ordre. Il n’y a pas de place pour les Rambo. D’ailleurs ceux qui se prennent pour d’autres sont vites rappelés à l’ordre par leurs propres camarades. Le professionnalisme est la clé de l’excellence et de la sécurité.

Aujourd’hui retraité, Daniel Cerdan s’interroge sur l’engagement de tout citoyen au quotidien, sur l’avenir de l’armée mais surtout partage et communique sa joie de vivre.

GIGN, engagé pour la vie, Daniel Cerdan
Alisio

Categories: Témoignage

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