C’est d’après ce livre que Steven Spielberg et Tom Hanks ont produit la série désormais culte :« Band of brothers ». Les personnages sont tellement attachants et leur histoire si héroïque, qu’inévitablement on a envie d’en savoir plus sur ces jeunes gars qui ont quitté leurs villes et villages américains pour se battre en Europe.
On retrouve tous les hommes qui ont composé la Easy Compagnie (506e régiment d’infanterie parachutiste, 101e division aéroportée), et cela dès le camp Toccoa (centre d’entrainement des troupes aéroportées en Géorgie) et son fameux Mont Currahee (« 3 miles up, 3 miles down ») où le capitaine Sobel aime tant faire courir ses troupes. On les suit en Angleterre poursuivant leur formation, puis en Normandie pour le débarquement, en Hollande (Market Garden), dans les Ardennes (Bastogne et le bois Jacques), jusqu’en Allemagne et en Autriche.
Le livre est truffé de détails et d’anecdotes qui nous informent sur le quotidien des soldats et sur leur état d’esprit. Ici, nous partageons la vie des officiers, sous-officiers et des parachutistes au plus près. Ambrose a recueillit les témoignages des vétérans, qui rythment les faits historiques, c’est réellement prenant.
C’est écrit un peu à la façon d’un journal de bord et pas de manière magistrale comme d’autres ouvrages historiques, ce qui en rend l’accès plus aisé et se laisse lire facilement.
Il rend hommage au courage incroyable qu’il a fallu pour combattre pendant toutes ces années de guerre et explique de ce fait ce lien qu’il existe entre les combattants. Avant la bataille de Bastogne : « … Un coup d’œil à gauche, puis un autre à droite aux copains qui se préparent aussi. De savoir Bill là, à coté, ça vous rassure. Vous savez que vous pouvez compter sur lui. »
Et puis comment ne pas évoquer Dick Winters, qui fit ses classes comme sous-lieutenant avec la E compagnie et qui fut de tous les combats. Unanimement respecté (sauf par Sobel, dont l’épisode relaté dans la série, quand il ne salue pas Winters alors que celui-ci est plus gradé que lui à la fin de la guerre, est vrai) car il est calme, juste et surtout prend les bonnes décisions au combat. Winters est mort il y a peu, en janvier 2011.
Je ne résiste pas à citer cette phrase, qu’on trouve dans le livre et dans la série, et qui résume l’idée que se faisaient les hommes d’eux-même. Un jour, un de ses petits-fils demande à Mike Ranney :
- « Grand-père, tu as été un héros pendant la guerre ? »
- « Non, mais j’ai servi dans une compagnie de héros. »

Pour moi c’est un complément indispensable quand on a aimé la mini-série de 10 épisodes, mais il se suffit largement à lui-même tant c’est passionnant à lire.

Frères d’armes, Stephen E. Ambrose
Le Livre de Poche
Band of brothers, coffret 6 DVD
La Bande Originale

L’auteur :
Stephen E. Ambrose (1936-2002) était un historien américain, spécialiste de la seconde guerre mondiale.


Categories: Historique

1 réponse actuellement.

  1. [...] mission bien précise et ils sont prêts à tout pour la réussir. Il y a un petit air « Band of brothers » qui ressort des deux exemplaires. On y retrouve les mêmes drames, la même [...]

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