Dans le milieu des années 1970 à New York, un tueur s’en prend aux jeunes femmes brunes. Armé d’un revolver, il sera rapidement appelé par la presse le « Tueur au calibre .44″. Frappant au hasard dans les rues, il tire sur ses victimes à bout portant, semant une véritable psychose au point que les rues se vident progressivement la nuit tombée. Le célèbre NYPD (New York Police Department) patauge malgré une cellule spéciale mise en place. Comme souvent dans ces cas-là, toutes les pistes sont suivies et c’est quand une information importante arrive elle n’est pas prise au sérieux. Enfin, nous en savons maintenant l’importance, c’est toujours plus facile après. N’empêche, le tueur a même failli être pris dans un barrage mais de façon inexpliquée, les policiers ont stoppé le contrôle au moment du passage de David Berkowitz.

Dans son délire de toute puissance, quand il écrira à la police et à la presse pour parler de ses crimes, il signera : Le fils de Sam.

Michaël Mention ne se contente pas de refaire l’enquête et la traque du tueur. Il remonte à sa jeunesse dans les années 1960 jusqu’à son arrestation. Il situe l’histoire dans le contexte de l’époque, dans une Amérique hyper violente qui a assassiné John et Robert Kennedy, Martin Luther King, qui a laissé s’installer, notamment en Californie des sectes sataniques où on retrouve des noms tel que Charles Manson, qui a commandité l’assassinat de Sharon Tate. Une Amérique toujours entre deux guerres, là celle du Vietnam. Il relie les liens entre ces sectes, le show business, la CIA et le trafic de drogue.

Il se met aussi dans la tête du tueur, ce qu’on sait de son enfance, ses écrits et ses déclarations, exploitant la presse de l’époque et les archives de la police. Il tente d’expliquer sa haine des femmes, qui d’après le tueur, se moquent et se refusent à lui. Il les nomme « fémmons » (contraction de femme et démon).
Surtout il laisse traîner un doute quant à l’éventuelle manipulation de Berkowitz. Agissait-il seul ?

A la fois roman et enquête, ce bouquin est tout simplement passionnant et se lit quasiment d’une traite tant il est difficile de le lâcher. Il est de plus très bien documenté, les photos de tous les protagonistes illustrent les propos et de nombreuses pièces à conviction y sont présentes (armes, lettres de Berkowitz…).

Fils de Sam, Michaël Mention
Ring

L’auteur :
Michaël Mention est né en 1979 à Marseille

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