L’écriture de ce roman est sobre, juste, sensible, elle va à l’essentiel : Alberto nous entraîne dans sa vie, ses pensées, ses tourments, ses souvenirs,…
On le comprend, on comprend ses angoisses.
Le découvrir, c’est entrer dans l’intimité d’un homme, de ses doutes et ses pensées dans un moment de sa vie où tout bascule, où se mélangent les bouleversements du départ de son fils unique, les souvenirs et interrogations sur son propre père, les secrets, les non-dits, sa femme qui n’est plus une « évidence »…
La perte de repères, la vie toute tracée qui se défile, les interrogations, la remise en question,… décrites avec justesse et authenticité.

Après quelques pages, on est happé par cette histoire et on accompagne Alberto avec émotion jusqu’à la fin de ce livre généreux. Je me suis régalée des dernières pages. La dernière ligne droite est parfaitement rythmée et savoureuse. Une fin réussie, c’est primordial et elle tient toutes ses promesses.
Les propos que j’ai recueillis le plus souvent de celles à qui j’ai offert ou prêté ce livre : « ça me parle ».

Citations :
« J’avais rencontré celle que j’attendais. Elle était l’espoir qui détraquait la grisaille, un vertige éblouissant, du sens dans la mécanique obscure de l’amour. Les convictions d’Isabella gommèrent les traits sombres de mon caractère, les tâches noires sur le tableau. »
« Ce n’était peut-être pas moi qui avais changé, mais nous, notre vie, notre façon de faire attention à l’autre »
« On se trompe parfois, on brûle tout, souvent, mais quand on comprend le sens de tout cela, quand on s’affranchit du regard des autres, quand on trouve grâce à ses propres yeux, on peut aimer, s’aimer, être aimé. »

Belle rencontre que cet auteur sensible et généreux.

Et n’attendre personne, Eric Genetet
Editions Héloïse d’Ormesson

Categories: Roman

1 réponse actuellement.

  1. Sabine dit :

    J’ai adoré ce livre et voici ce que j’en ai retenu:
    - dans ce livre se cachent beaucoup de sentiments qui se complètent et se mélangent: de l’amour, de l’affection, de l’amour filial, de l’amitié, de la joie et des souvenirs (de l’auteur ?)…….mais aussi des souvenirs de mon enfance et de ma jeunesse comme Max Meynier (je l’avais oublié !), Joe le taxi (y va pas partout !), des draps blancs à peine froissés…..
    - certaines expressions m’ont fait rire: « rien qu’avec les yeux il éclatait les caleçons des garçons » ou « elle qui n’avait pas vu de X, sauf en double sur l’étiquette de ses vêtements.. »
    - j’ai aussi retenu 2 belles paroles « tu vas perdre ta vie à vouloir trop bien la penser » et « la clé pour devenir un homme: n’attendre personne » (est-ce que ça vaut aussi pour la femme ?)
    - j’ai été interpelée par l’omniprésence de la couleur rouge
    - au final, ce livre me parle-t-il de la fin d’une histoire ou du début d’une vie ???

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