Dans cette autobiographie, celle qui a pris pour pseudonyme « La louve » dévoile une histoire terrible, celle de toute une fratrie abusée sexuellement par son père, avec la complicité implicite de sa mère. L’auteure nous raconte les conséquences de cet inceste sur sa vie, ses relations compliquées avec ses frères et soeurs qui refusent de porter plainte et sa difficile reconstruction.
Il a été compliqué pour moi de donner mon avis sur ce livre, car ce témoignage qui devrait être bouleversant ne m’a pas touché : j’ai surtout été agacée par le style, les digressions, les fautes d’orthographe. J’ai compris « intellectuellement » que les faits étaient horribles et des vies brisées, mais je n’ai rien ressenti.
Ce n’est pas « juste » une fiction maladroite de plus, c’est une parole essentielle qui perd sa force et sa substance, et c’est dommage. Cette femme a un grand courage de témoigner ainsi à titre personnel et je l’admire pour cela. Mais je trouve qu’écrire, c’est aussi prendre une lourde responsabilité vis-à-vis des victimes qui se taisent. De ce point de vue, le contrat n’est pas rempli, si je puis le dire ainsi.
Espoirs sans limites, La Louve
Bénévent
L’auteure :
Pas d’indication sur l’auteure qui souhaite rester anonyme





