Pripiat, construite en 1970 pour loger le personnel de la centrale de Tchernobyl, est désormais une ville fantôme. Elle est donc dans la zone d’exclusion de 30 km où toute activité humaine est interdite. Cela n’empêche toute une population d’évoluer dans cette zone, notamment les touristes qui achètent cher la possibilité de visiter les lieux du drame de 1986. C’est lors d’une de ces excursions qu’un guide découvre à Pripiat un cadavre suspendu à la façade d’un immeuble. Quand Joseph Melnyk le flic appelé sur les lieux monte dans l’immeuble afin d’aller décrocher le corps, il voit dans une des pièces tout un troupeau d’animaux empaillés. Melnyk travaille avec Galina Novak, une jeune policière fraichement émoulue de l’école de police. Quand on est flic dans ce coin de l’Ukraine ce n’est jamais une récompense. Les deux policiers vont voir dans cette affaire une occasion de quitter ce secteur contaminé.
La victime est le fils d’un ancien ministre russe, qui pour connaître la vérité engage à prix d’or Alexandre Rybalko, flic à Kiev. Ce dernier est né à Pripiat. Il se souvient du jour où sa vie et celle de ses parents a basculé quand toute la ville a été évacuée.
Évoluer dans cette zone est source de crainte pour tous, tout y est contaminé : les sols, les bâtiments, les véhicules. la moindre chute ou soulèvement de poussière fait craindre pour sa vie.

Cette enquête qui se déroule en Ukraine nous dépayse totalement. Je ne sais pas pour vous vous, mais je me suis aperçu que je ne connaissais vraiment rien de ce pays. A commencer par la ville de Pripiat, qui aurait peut-être dû porter le nom de la catastrophe atomique. Les gens ont tout abandonné dans cette ville, comme partout dans la zone de 30 km autour de la centrale où les dosimètre crépitent un maximum tant la radioactivité est grande. Malgré cela, toute une population y est encore active, dont les trafiquant de métaux. On y apprend que ces métaux sont refondus, revendus en Chine ou en Inde pour y être transformés en toutes choses, dont en trottinettes revendues sur le marché européen. Donc, nous achetons à notre insu des produits fabriqués avec du métal hautement contaminé ! Les fruits et les légumes sont revendus sans qu’on en connaisse la provenance. On y parle également de la guerre du Dombass, toujours active. Vous connaissiez ? Et des centrales nucléaires dont le niveau de sécurité n’est pas franchement rassurant…

C’est un roman palpitant où on en apprend énormément sur le quotidien des Ukrainiens et les Russes, aussi bien de nos jours qu’en 1986, quand l’URSS était une grande puissance mondiale.

De bonnes raisons de mourir, Morgan Audic
Albin Michel

L’auteur :
Morgan Audic est né en 1980 à Saint-Malo

Categories: Thriller

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