Un homme, emprisonné par sa femme depuis plusieurs années et qui ne peut que ramper, tout en cherchant à se tirer de cette sale situation, revient sur les conditions qui l’ont entrainé à subir ce véritable calvaire.
Rapidement on pense au livre de Stephen King, « Misery« . Le principal protagoniste aussi, il en parle page 67. Le point commun est qu’on se retrouve dans un huis-clos, avec cette fois un homme mourant de faim, suspendu au bon vouloir de sa femme d’abréger ou pas ses souffrances. La grande différence est qu’il s’agit d’un couple qui a vécu douze années de bonheur, et que, sans qu’on sache pourquoi, la haine s’est installée entre les époux. Est-ce l’habitude comme dans « Le chat » de Simenon ? le pouvoir comme dans « La guerre des Roses« , le film de Danny Devito ? en tout cas, le point commun est le rapport amour/haine entre mari et femme (poussé dans ses derniers retranchements), et dans ce cas aussi, il n’y aura pas de cadeau.
Raconté comme cela, on perçoit immédiatement l’horreur de la situation. Les sévices que l’homme subit et ses conditions de vie sont insupportables. Les pensées de la victime sont machiavéliques, autant que l’imagination du bourreau. Les tortures sont à la fois physiques et mentales.
Pourtant et c’est bien l’attrait du livre, on rit beaucoup grâce à l’humour (certes noir et cynique) qui s’en dégage en permanence. Le mélange de comique et de cruauté donne tout le sel à ce roman pas comme les autres.
C’est politiquement totalement incorrect, délicieusement cruel et abominablement drôle.

Corpus Christine, Max Monnehay
Livre de Poche
Prix du Premier Roman 2006

L’auteur :
Max Monnehay est née en 1981 à Beauvais


Categories: Thriller

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