Enfin un livre qui traite de la présence française en Algérie avant et pendant la guerre.
Mais sous la plume de Yasmina Khadra, l’histoire ne se veut pas polémique, car son regard est empreint de tendresse, de tolérance et d’humanisme. L’auteur s’applique à nous faire ressentir les différents états d’esprits et états d’âmes qui régentaient les relations entre ces deux populations qui vivaient ensemble ou côte à côte. C’était selon.

Au fil des pages, nous pleurerons avec Younes des malheurs qui l’accablent, nous aimerons avec lui cette terre si sensuelle et parfois si ingrate, nous serons sous le charme d’Émilie et des feux intérieurs qui dévorent ces deux communautés.

Au terme de cette lecture, je ne peux m’empêcher de penser que nos deux cultures sont passées à côté de quelque chose de beau, de quelque chose de grand, d’un amour fusionnel qui ne demandait qu’à s’épanouir.

Des décennies plus tard, il suffit d’écouter les uns évoquer les splendeurs passées et de voir les autres témoigner d’un profond attachement à notre langue comme à certaines de nos valeurs, pour nous convaincre si besoin que l’on parlait d’amour.

Et je m’incline une fois encore devant le talent formidable de Yasmina Khadra à dresser sous nos yeux des tableaux percutants imprimant nos rétines, touchant nos sentiments, créant dans nos esprits des images si fortes qu’elles laisseront pour toujours des traces indélébiles.

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra

L’auteur :

Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 en Algérie.

Categories: Passion, Société

1 réponse actuellement.

  1. Hervé dit :

    Merci pour cette contribution et de partager votre passion du livre avec nous !

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