Ce livre est une courte ode à la révolte.

Seulement une quarantaine de pages pour cracher son refus de la société peu pensante où consommer a remplacé exister et où l’acte de réflexion est coercitif, au mieux inutile, au pire douloureux.

Pour échapper à cet enfer morose bonbon, Barbie décide de tuer Rick, son amant, avant de se teindre les cheveux en noir et de quitter Ken au volant de sa voiture Barbie.

Une quête de la liberté qui n’aboutira pas.

Jonathan Ferin, qu’on imagine facilement sous les traits d’un punk anarchiste en colère chronique, nous offre une histoire (contrairement à l’éditeur j’hésite à  qualifier de roman un texte de 30 pages) pour le moins originale.

Un cri de révolte, on l’a dit, un cri de désespoir, une quête d’autre chose mais de quoi ?

Je me suis plu à rire à de nombreuses reprises au cours de cette courte lecture, appréciant par ailleurs l’exercice intéressant qui consiste à donner vie à la célèbre poupée Mattel dans l’univers Barbie tout en faisant exister sur un plan parallèle sa propriétaire, Kloé, 6 ans, ainsi que la maman de celle-ci.

Barbie tue Rick invite davantage à la réflexion qu’il n’offre de proposition intéressante pour palier l’univers qu’il fustige ce qui peut sembler facile sur le plan moral. Le style, la plume pour employer un terme gentiment désuet, est vive et acérée, féroce, tranchante comme un scalpel.

Une belle découverte au final même si je ne rejoins pas l’auteur dans tous ses points de vue.

Barbie tue Rick, Jonathan Ferin
Publibook

Categories: Passion, Société

About Christophe

Lecteur mais aussi (plus modestement) auteur, je vous invite à découvrir mon nouveau livre "Chroniques boulangères réalistes et utiles, Tome 2 : M. Menthol et les rongeurs" dont des extraits gratuits sont disponibles sur ce site.

3 réponses actuellement.

  1. Jon Ho dit :

    Content que vous ayez passé un agréable moment de lecture.
    Et merci à ce site de passionnés de donner vie à ma barbie.

  2. Sab dit :

    Je l’ai lu récemment et j’ai beaucoup aimé.
    C’est totalement décalé et très différent de ce que je peux lire en ce moment.
    40 pages c’est vrai que c’est un peu court, mais ça change des gros pavés pompeux plein de descriptions inutiles.
    Je le recommande vivement.

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