Après les deux tomes du Dictionnaire de l’impossible, Didier Van Cauwelaert récidive cette fois avec un récit haletant mêlant science et surnaturel. Et s’il était avéré que la conscience survive à la mort physique et qu’elle puisse continuer à transmettre des informations aux vivants ? Par l’intermédiaire de Geneviève Delpech, médium depuis son enfance et veuve du chanteur, il est destinataire de messages provenant de Nikola Tesla et Albert Einstein, depuis l’au-delà.

Dans ce livre, l’auteur ne cherche ni à démontrer ni à convaincre de la réalité des faits qu’il vit. Il cultive le doute comme élément prérequis à la réflexion. La communication avec l’au-delà n’est pas l’élément prépondérant du livre mais plus un prétexte pour la réhabilitation posthume de génies incompris et pourtant à l’origine de bien des avancées technologiques et scientifiques contemporaines.

N’ayant pas une formation scientifique à la base, il parvient d’autant mieux à vulgariser les propos abscons comme la notion d’ondes scalaires et toutes les découvertes faites par Tesla il y a déjà un siècle. Il explore la notion exaltante de causalité rétroactive ainsi que celle de l’action de la pensée sur la matière, études scientifiques à l’appui. Au-delà de l’impossible est une biographie documentée de Nikola Tesla qui, ayant découvert le moyen de produire de l’électricité gratuitement, s’est heurté au cours de sa vie aux pouvoirs en place et aux intérêts financiers des rentiers de l’énergie. Contrairement à Thomas Edison, dont il fut l’un des employés avant de se mettre à son compte à son tour, il n’a pas fait fortune car il n’était animé que par la volonté du bien-être de l’humanité et de la fin des guerres. Il est mentionné l’hypothèse que si ses découvertes avaient été mises en application, peut-être aurions-nous évité les deux guerres mondiales au XXe siècle.

Le tout n’est pas de savoir si la communication avec l’au-delà est possible ou non, le livre est un précis passionnant de sciences appliquées et Tesla comme Einstein en sont les cautions scientifiques reconnues. Au-delà de l’impossible n’impose pas un point de vue mais pose des questions, nombreuses, sans faire référence à une quelconque divinité, à part celle que nous avons chacun en nous. Et si Didier Van Cauwelaert se demande légitimement pourquoi il a été choisi comme messager, c’est peut-être parce que sa crédibilité en tant qu’auteur lu et reconnu du plus grand nombre n’est plus à démontrer, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités à la science et au grand public.

Au-delà de l’impossible

Plon

L’auteur : Didier Van Cauwelaert a obtenue le prix Goncourt 1994 avec Un aller simple.

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