Le style de Sandrine est toujours aussi agréable à lire avec des phrases courtes, des phrases nominales voire des mots qui à eux seuls forment une phrase,

« Je. Ne. Suis. Qu’un. Produit. De. La. Grande. Consommation. » (p.37)

La lecture est aussi très fluide car l’auteure utilise beaucoup d’images et de comparaisons : « un téléphone portable qui s’agite régulièrement comme un animal excité » (p.14),  « le ventre chiffonné comme un vieux chemisier » (p.44), « les étoiles brillaient encore dans le ciel comme des petites mains d’enfant » (p.48), « éclate de rire comme un paquet de bonbons » (p.53),   »l’idée de famille me saute au cou comme un chien abandonné » (p.107)

De plus, la construction de ce roman est très originale : une 1ère partie dans laquelle Lola est l’héroïne, puis retour 4 ans plus tôt où c’est la mère de Lola qui raconte et dernier flash back où le père de Lola expose son propre vécu et comment il a connu l’éveil à la paternité.

Sandrine Roudeix aborde des questions très profondes telles la question du père idéalisé, celle de l’enfant-réparation, des non-dits, des mal-dits, des reproches…

L’auteure nous emmène dans les pensées les plus intimes des protagonistes.

Le plus beau passage à mon sens est le suivant : « On ne retient pas les gens près de soi…Ils restent, c’est tout. Parce qu’ils en ont envie. Parce que cela les rend heureux. Une histoire d’amour se construit à deux » (p.75)

Attendre, Sandrine Roudeix
Flammarion

L’auteure :
Sandrine Roudeix est née en 1974 à Toulouse

Categories: Roman

You must be logged in to post a comment.

  • Facebook
  • Twitter