Faut-il acheter le dernier Astérix ? Les aficionados sont en droit de se poser la question, comme lors de la parution de chaque nouvel opus, tant les résultats sont parfois inégaux. Cette fois-ci la question est d’autant plus cruciale que plus aucun des deux pères du personnage n’est aux commandes. Feu Goscinny a été remplacé par Jean-Yves Ferri et Uderzo a passé la main à Didier Conrad.

Quels sont les ingrédients qui font un « bon » Astérix ?

On a connu, à travers le temps, des albums plus ou moins réussis, les derniers ayant remporté une adhésion plutôt mitigée de la part des lecteurs de la première heure. Parmi toutes les histoires dont on parle encore aujourd’hui avec émerveillement et un sourire aux lèvres, nous trouvons Astérix chez les Bretons, et les Normands, en Hispanie, en Corse, chez les Belges. Le point commun de chacun de ces livres est la confrontation entre les irréductibles Gaulois et d’autres populations aux langages et aux cultures pour le moins exotiques.

Décliné selon ce point de vue, Astérix chez les Pictes est assurément un bon cru. Non seulement la couverture annonce la couleur grâce à un graphisme digne des succès précédents, mais le scénario et les dialogues sont hilarants.

L’histoire débute par un hiver glacial dans le petit village d’Armorique. Obélix découvre un grand glaçon avec « quelqu’un dedans qui le regarde ». C’est le début d’une nouvelle aventure à la rencontre des Pictes, qui ne sont autres que les Écossais. Les dialogues sont minutieusement ciselés et un certain personnage nous rappelle le visage d’un acteur français bien connu. Obélix, quant à lui, a toujours du mal à s’adapter aux us et coutumes des autres peuples.

Ajoutons à cela, la préface signée par Albert Uderzo et Anne Goscinny pour la crédibilité de ce grand cru.

Par Toutatix, Astérix chez les Pictes est à déguster sans modération.

Astérix chez les Pictes

Editions Albert René

Les auteurs : Jean-Yves Ferri et Didier Conrad

Categories: BD

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