658, John Verdon

Ecrit par Hervé 1 Commentaire

David Gurney est un ancien flic du NYPD, mais un jeune retraité, connu dans le milieu pour être un spécialiste des arrestations de tueurs en série. Il s’est retiré dans un coin isolé loin de la ville avec sa femme Madeleine. Le couple entretien une relation un peu particulière, entre méfiance et connivence.
Une ancienne connaissance de Dave avec qui il avait étudié mais sans affinité particulière, Mark Mellery, le contacte pour l’aider alors qu’il a reçu des lettres plutôt inquiétantes. Des menaces lui sont envoyées sous forme de poèmes par un type qui semble en connaitre beaucoup sur lui. D’ailleurs il est même capable de lire dans ses pensées. Il le lui prouve en lui envoyant deux enveloppes dans un courrier. Il lui demande de penser à un chiffre dans la première, et dans la seconde se trouve celui auquel Mark a effectivement choisi : 658.

Ce roman est le premier de John Verdon. Je n’ai découvert cet auteur qu’au travers de son second livre, N’ouvre pas les yeux. Je l’avais trouvé tellement époustouflant que j’ai eu envie évidement de découvrir le premier que certains trouvaient nettement mieux. Alors, je ne sais pas si c’est le fait de le lire rapidement après, mais j’ai été un peu déçu.
On retrouve David Gurney et ses capacités d’analyse dignes des plus grands enquêteurs, comme je l’avais déjà dit dans la précédente critique. L’enquête est aussi lente (pour certains dont moi c’est un critère de qualité), mais peut-être un peu trop entrecoupée des relations que le flic entretien avec sa femme. Le couple a perdu un enfant dans un accident. On a du mal à savoir si les problèmes qu’ils ont sont entièrement liés à ce drame ou si il y a autre chose. La raison de la retraite de Gurney aussi jeune, alors qu’il est une légende dans sa profession n’est pas claire non plus.
En tout cas, comme dans le second roman, Madeleine s’oppose (mollement) à ce que David reprenne une enquête, alors que lui est manifestement en manque.

L’énigme qu’il doit résoudre pour son copain de fac est tout à fait intéressante. Il a affaire à un tueur sûr de lui qui ne laisse pas de traces en dehors de ce qu’il a planifié. La sagacité de l’ex-flic ne sera pas de trop pour démêler la trame et de trouver le fin mot de cette histoire. Si la scène finale est très bien écrite, je suis resté un poil dubitatif sur l’explication des certains faits, notamment celle du chiffre 658.
Ce n’est de loin pas un mauvais thriller, mais il souffre de la comparaison avec le second. Peut-être faut-il commencer à lire celui-là afin de mieux l’apprécier. Difficile à dire.
Mais Verdon a un style qui devrait devenir une référence car cette manière de jouer avec les indices et les faits sont un régal pour l’amateur de polars. Un style entre Holmes pour l’interprétation de ce qu’il voit, et de Colombo pour le détail qui le tracasse et qui trotte dans sa tête.

658, John Verdon
Le Livre de Poche

L’auteur :
John Verdon est un auteur américain né en 1953

Categories: Thriller

1 réponse actuellement.

  1. Maude dit :

    Je suis actuellement en train de lire ce livre.
    Mes ressentiments sont semblables au résumé que je viens de lire.
    Bel article.

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